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A la petite semaine se soldait par un fiasco des forces de police. Dans ce deuxième roman, la situation ne s’est pas améliorée. L’inspecteur Synnott essaie de faire son métier de flic malgré la corruption, les pressions exercées en haut lieu, et l’impunité dont jouissent certains criminels. Ainsi, le violeur fils de famille, que les relations de papa protègent. Ou Boyce, auteur de tant de braquages, qui va encore se sortir indemne du dernier en date, une bijouterie, où il a pourtant tué accidentellement un vigile. Quant à Dixie, junkie veuve d’un malfrat, elle survit à peine en vendant des renseignements à la police, qui la manipule. Décidément, les criminels ont les coudées franches, et quand Synnott essaie de redresser le cours de la justice à sa façon, il le paie cher. Désabusé, tendu et nerveux, Le chœur des paumés brosse un nouveau tableau peu idyllique mais lucide de l’Irlande contemporaine.
Traduit de l’anglais (Irlande) par Frank Reichert
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Né à Dublin, il est éditorialiste à l’Irish Independent on Sunday. Un temps critique de cinéma, il a écrit — seul ou en collaboration — sept livres de non-fiction sur les scandales financiers, la politique et la criminalité en Irlande, avant de se décider à aborder le roman. A la petite semaine, son premier polar, a été salué par des auteurs tels que Roddy Doyle, Joe O’Connor et Kate Atkinson. Le chœur des paumés a eu les honneurs du New Yorker.
(c) Julie Lordan