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La revue de presse de La partie espagnole Charles Cumming

Livre Hebdo, 01-2008

" Expert en chausse-trapes, trahisons et coups tordus, il se plaît à ficeler des trhillers haletants, reposant entièrement sur la psychologie et le mensonge" Jean-Claude Perrier

Presse étrangère, 02-2006

Un espion pour notre temps Si j'avais touché un penny chaque fois qu'un critique comparait un nouvel auteur de thrillers à John Le Carré, je serais probablement aussi riche que John Le Carré. Non seulement la comparaison est abusivement utilisée, mais elle est la plupart du temps complètement erronée. Je suis un fan de LeCarré. Je considère John the square , ainsi que David Cornwell a curieusement choisi de s'appeler, non seulement comme un as de la littérature d'espionnage, mais aussi comme un des plus grands représentants de la littérature de la deuxième moitié du XXe siècle. Pour preuve, je cite le premier chapitre de son roman majeur, La Taupe, qui semble raconter l'histoire d'un enseignant remplaçant débarquant dans une école privée de moindre envergure, et qui doit s'occuper d'un enfant difficile et d'un oiseau qui s'engouffre dans la cheminée. En réalité, ce chapitre englobe l'essentiel du roman, en ce qu'il met l'accent sur la confiance, la trahison, l'amitié et l'allégeance, et qu'il contient un indice crucial concernant la mort du méchant à la fin. Charles Cumming est le plus récent représentant du genre « espionnage » à qui l'on ait attribué le label LeCarré, label qu'il doit porter, tel un albatros, autour de son cou. Il ne mérite pas ça. Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'est pas bon. Au contraire, il est bon, très. C'est juste que ses livres ne sont que superficiellement similaires. Cumming traite également du monde secret avec lequel, comme LeCarré, il a eu des liens personnels, et dont les effets secondaires se révèlent aussi destructeurs pour la vie privée de son héros que Le Cirque a pu l'être pour George Smiley. Alec Milius, toutefois, est d'une race différente : un nouvel espion pour un nouveau siècle, aussi passionné par le monde de l'espionnage que tous les candidats, et ils furent nombreux, qui signèrent avec le SIS après avoir regardé « Spooks ». Le roman commence au moment où Alec, qui n'est plus en service, s'est exilé clandestinement à Madrid, et est complètement paranoïaque quant aux intentions de ses ex-employeurs et de ses prétendus alliés. Il travaille pour une banque privée, couche avec la femme de son patron, se méfie de ses vieux amis, mais n'en est pas moins nostalgique de la splendeur éphémère de son ancienne existence. Aussi se laisse-t-il facilement mais non sans méfiance embarquer dans l'action lorsqu'une série de rencontres apparemment fortuites le mettent sur la piste d'une guerre sale entre la ligne dure du gouvernement espagnol et des terroristes basques : le voici de nouveau sur son terrain de prédilection, les services secrets. Les faits sont détaillés et précis, la narration à la première personne tendue et directe, et l'intrigue est le reflet cafouilleux mais parfaitement plausible de la réalité confuse d'un vilain jeu dans un vilain monde. Si Cumming continue à ce niveau, il mérite lui aussi de devenir une institution. Peter Millar The Times La liste des six meilleurs romans d'espionnage de tous les temps dressée par Peter Millar (The Times) le 3 juin 2006 est la suivante : 1. Espions faites vos jeux (Casino Royal) de Ian Fleming, traduction française chez Plon en 1964 2. Mes funérailles à Berlin de Len Deighton, traduction française chez R. Laffont en 1965 3. Le signal de détresse de Donald Hamilton, traduction française à la Série Noire en 1961 4. Le Mouron rouge de la baronne Orczy, (1905), une traduction française aux éd. Nelson 5. La Taupe de John LeCarré, traduction française chez R. Laffont en 1974 6. La Partie espagnole de Charles Cumming, traduction française aux Ed. du Masque en 2008

 

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